Sur "Wake Up, Geek Culture. Time to Die"
Je voulais déserpéramment faire quelque chose sur cet article qui fêtait son dixième anniversaire en décembre dernier.
C'est une réflexion venant de Patton Oswalt, qui est toujours intéressant à écouter, qui mérite un retour puisque l'environnement qu'il décrit a vastement changé en une décénie.
(en premier lieu, c'est un article qui est publié sur Wired.com, il est derrière un pay-wall, alors si vous voulez lire l'original, vous pouvez simplement utiliser Internet Archive et aller lire l'impression sur site avec l'URL)
Il faudrait que je cite l'article en entier pour explorer chaque petit argument qui me fait plaisir. J'aime comment Oswalt commence en décrivant un moment très précis dans l'histoire de la culture geek (c'est pas tout à fait mon époque, je pense qu'on a quelque chose comme cinq ans de différence pour que j'arrive au moment qu'il décrit mais pour moi c'est un portrait très fidèle de ce que j'ai vécu au Captaine Québec sur Sainte-Catherine et au Paragon à St-Hubert au début des années 90).
Mais fondamentalement, y'a deux arguments principaux qui résonnent chez moi.
Le premier est comment la culture geek était un refuge. Pas un escapisme comme on le voit aujourd'hui mais un tierce endroit où l'on se retirait pour être nous même. C'était des shops poussièreuses et des conversations malhabiles. On se retirait du monde pour vivre en geek (et maintenant cette bulle qui était la nôtre à tellement grandi qu'elle à absorbé le monde)
Le second argument, celui qui semble lui tenir le plus à coeur est la rareté, la recherche et la découverte. L'accesibilité du ETEWAF (Everything that ever was available forever) nuit à un échange d'artéfact précieux. Plus de tape-trading, plus de pélerinages vers des comptés lointains pour une boutique en paticulier, plus d'échanges entre personnes, parce que tout le monde à tout tout le temps.
Il n'a pas tors: "Etewaf doesn't produce a new generation of artists—just an army of sated consumers. Why create anything new when there's a mountain of freshly excavated pop culture to recut, repurpose, and manipulate on your iMovie?"
Mais je constate que ceci est une crainte qui existe uniquement chez les personnes qui ont connu l'avant. Une minorité de gens qui, sans tomber dans la nostalgie commerciale, constatent la perte que représente tout posséder.
On est en 2010 et Patton parle déjà d'un accélarionnisme culturel qui nous permettra d'épuiser le passer pour créer un nouveau présent. Mais là on est en 2025 et je vois encore des pubs pour des comics JLA/Sonic The Hedgehog, on est pas allé assez vite ou on a pas frappé l'ennui encore.
Alors le constat est encore d'actualité: quand est-ce-que la culture geek va redevenir assez marginale pour reproduire les lieux d'échange d'avant? Je n'ai pas de réponse à cette question mais je cherche, je cherche encore.